Parce qu’il faut bien avoir une place dans la société (dit-on), en 2007, elle décide de faire carrière. Elle sera écrivain.
Mais comme on ne peut pas faire que carrière dans la vie, et par fidélité à son petit nom de Manouche, l’année suivante, elle acquiert une roulotte et se met à rêver de chevaux.
Mais comme on ne peut pas faire que carrière dans la vie, et par fidélité à son petit nom de Manouche, l’année suivante, elle acquiert une roulotte et se met à rêver de chevaux.
Côté carrière, elle commencera par être une jeune auteure. Arthur, tu t’appelleras Arthur, mon fils obtient l’aide à la création du Centre national du théâtre en 2008. Elle en confiera la création à Robin Decourcy et à sa compagnie, Louseinmore. Scotch, « poème à deux voix », est publié par les éditions Inadvertance en 2009 puis mis en lecture au cours du festival Actoral en 2010. Une résidence à la Chartreuse-Centre national des écritures du spectacle lui permet d’avancer son projet intitulé La destruction du XXe siècle. Vaste programme.
L’été 2010, une résidence Culturesfrance hors les murs l’emmène en Cornouailles et en Grèce pour rencontrer un roi Arthur. Il en sortira Calling my birds, que ses aficionados suivront en feuilleton et dont la revue IF publiera un extrait. En même temps, et parce qu'elle sait faire plusieurs choses à la fois, elle grimpera à bord du Camion de luxe de son amie Paul Anders.
L’hiver 2010-2011, au lieu de partir sur une île du Pacifique, Marine Richard préfère s’installer au 3 bis F, lieu d’arts contemporains à Aix-en-Provence, pour y animer des ateliers et écrire Arthur matériau, un texte absurdo-concentrationnaire dont elle donnera lecture chaque semaine au fil de la construction.
Le printemps 2011 la verra rechuter à la Chartreuse pour mettre un point final à La destruction du XXe siècle... Elle donnera à la fin de sa résidence une lecture au cours de laquelle on entendra les grains de poussière voler, paraît-il.
L’été 2010, une résidence Culturesfrance hors les murs l’emmène en Cornouailles et en Grèce pour rencontrer un roi Arthur. Il en sortira Calling my birds, que ses aficionados suivront en feuilleton et dont la revue IF publiera un extrait. En même temps, et parce qu'elle sait faire plusieurs choses à la fois, elle grimpera à bord du Camion de luxe de son amie Paul Anders.
L’hiver 2010-2011, au lieu de partir sur une île du Pacifique, Marine Richard préfère s’installer au 3 bis F, lieu d’arts contemporains à Aix-en-Provence, pour y animer des ateliers et écrire Arthur matériau, un texte absurdo-concentrationnaire dont elle donnera lecture chaque semaine au fil de la construction.
Le printemps 2011 la verra rechuter à la Chartreuse pour mettre un point final à La destruction du XXe siècle... Elle donnera à la fin de sa résidence une lecture au cours de laquelle on entendra les grains de poussière voler, paraît-il.
Côté Manouche, en janvier 2011, elle se découvre atteinte d’un Syndrome d’Intolérance aux Champs Electromagnétiques Artificiels, aussi appelé ElectroHyperSensibilité, handicap émergent généré par les ondes des télécommunications sans fil. Elle réalise alors qu’elle ne peut plus vivre sur cette planète en dehors des quelques zones sauvages encore non-couvertes par la téléphonie mobile. C’en est fini des rêves de voyages en roulotte. C’en est fini de la carrière. Si elle ne veut pas glisser directement du statut de jeune auteure à celui d’auteure morte, il faut passer aux choses sérieuses. Aux grands maux, les grands remèdes : elle prend sa retraite.
Marine Richard habite actuellement dans sa roulotte, loin des ondes, et s’occupe prioritairement à palper le sens de la vie et à animer l’association Une terre pour les EHS. Par-ci par-là, cependant, des textes s’échappent encore de sa tête...
