Arthur matériau

(extrait)


PROTAGONISTES
quelques choryphées locaux
quelques choryphées étrangers
quelques Arthur numérotés
une femme






DÉCORS
allées entre des bâtiments austères aux portes et volets fermés jonchées de feuilles mortes
petite pièce éclairée au néon avec bureau
parvis de la grande pièce avec machine à café
grande pièce avec machine à café, table, chaise, et miroir sans tain
espace indéfini

Les dialogues entre [ ] se chevauchent.


1.

Une grande salle éclairée au néon. Au mur, une banderole :

BIENVENUE AU VILLAGE.

Dans un coin, une machine à café. Une table recouverte d’une nappe en papier avec bouteilles de champagne et verres vides, plateaux désertés par leurs petits fours... Le sol est jonché de traces de nourriture écrasée. Dans un coin, de gros sacs-poubelle pleins. Une équipe de choryphées habillés de blouses portant l’inscription « STAFF », armés de gants et de balais, s’occupe de nettoyer. En fond sonore, le gling-gling des trousseaux de clés qu’ils portent à la ceinture.

NOIR


2.
Une allée entre des bâtiments austères. Lumière hivernale. Sol jonché de feuilles mortes. Un choryphée local, en costume-cravate, énorme trousseau de clés gling-gling à la ceinture, suivi d’un groupe de choryphées légèrement éméchés.

LE CHORYPHÉE en costume
donc le village compte 1525 personnes
pour 67 688 293 euros de budget
1525 personnes, mais comme vous le savez, seulement 576 lits
c’est la particularité ici
je ne sais pas comment c’est chez vous
mais ici les lits sont exclusivement réservés aux touristes
les autres habitants, c’est-à-dire nous, hein, le personnel, on ne dort pas
(d’un air entendu) il y aurait beaucoup à dire
bref

notre principale activité économique, l’hôtellerie, comme vous savez
et la restauration
chaque touriste reste 32,39 jours, en pension complète
activités de détente et de loisirs...

Un Arthur entre. Clope au bec, vêtu du frusques ternes et molles, mal coiffé, courbé en avant, traînant les pieds et regardant par terre. Le choryphée lui jette un œil et enchaîne, l’ignorant.

LE CHORYPHÉE en costume
... et il y a bien sûr le self, exclusivement réservé au personnel
4 euros 40 le repas, menu de collectivité publique

ARTHUR, scandant
macédoine, steak haché, frites, YAOURT
YAOURT
YAOURT

LE CHORYPHÉE en costume, lui coupant la parole
(à Arthur) voilàààà, oui, oui
(au groupe de choryphées) c’est un touriste, justement
et donc la chap...

ARTHUR, singeant le choryphée à costume-cravate, sans prendre sa respiration
la-direction-de-la-COLLECTIVITÉ-fait-le-choix-d’afficher-clairement-son-caractère-PUBLIC
mobilier-du-catalogue-COLLECTIVITÉS-métal-gris-touches-de-couleurs-vives-lampe-à-pied-métallique-laqué-gris-avec-abat-jour-en-plastique-jaune-table-à-pieds-tubulures-métalliques-laqué-gris-plateau-en-[aggloméré-MÉLAMINÉ-beige

LE CHORYPHÉE, se raclant la gorge, reprend la main d’autorité
hum... la chapelle ici à gauche]
et là le centre d’arts...

L’ARTHUR, singeant le choryphée, recouvrant sa voix
CAR l’hygiène est notre exigence (Le choryphée local lève les yeux au ciel.)
L’HYGIÈNE EST NOTRE EXIGENCE
L’HYGIÈNE EST NOTRE EXIGENCE
L’HYGIÈNE EST NOTRE EXIGENCE

NOIR


3.
Un choryphée, sweat-shirt marqué « SÉCURITÉ », assis à une table dans une toute petite pièce éclairée au néon, devant un gros dossier débordant de papiers. Un antique magnétophone, dont le choryphée presse le bouton play/pause régulièrement. Posé sur la table, un monstrueux trousseau de clés.

Play

LE MAGNETOPHONE
AC aide à la contractualisation

Pause

LE CHORYPHÉE
AC aide à la contractualisation

Play

LE MAGNETOPHONE
AES accident d’exposition au sujet

Pause

LE CHORYPHÉE
AES accident d’exposition au sujet

Play

LE MAGNETOPHONE
ANAP agence nationale d’appui à la performance

Pause

LE CHORYPHÉE
ANAP agence nationale d’appui à la performance

Play

LE MAGNETOPHONE
A antécédents

Pause

LE CHORYPHÉE
A antécédents

Play


LE MAGNETOPHONE
ATI


LE MAGNETOPHONE ET LE CHORYPHÉE, ensemble
agent technique de l’information

LE MAGNETOPHONE
AMPO

Pause

LE CHORYPHÉE
agence en milieu professionnel ordinaire

Play

LE MAGNETOPHONE
atelier en milieu professionnel ordinaire

Pause

LE CHORYPHÉE
atelier en milieu professionnel ordinaire, atelier en milieu professionnel ordinaire, atelier, atelier, atelier

Play

LE MAGNETOPHONE
BE bureau des entrées

Pause

LE CHORYPHÉE
BE bureau des entrées (soupir)

Play

LE MAGNETOPHONE
BFR besoin de fonds de roulement

Pause

Un Arthur, dépenaillé, hirsute et ramolli entre dans la petite pièce sans frapper. Le choryphée interrompt le magnétophone.

LE CHORYPHÉE
besoin de fonds de roulement

ARTHUR, regard fixe et exorbité, quasi sans pupilles, au choryphée
fulélalalélocalala

LE CHORYPHÉE
pardon ?

ARTHUR
fulélalalélocalala

LE CHORYPHÉE
désolé, je ne vous comprend pas

Arthur, furieux, se détourne et sort.

Play

LE MAGNETOPHONE
CAP commission administrative paritaire

Pause

LE CHORYPHÉE
CAP commission admirative... admiNISTRAtive

Play

LE MAGNETOPHONE
CBU contrat de bon usage

Pause

LE CHORYPHÉE
contrat de bon usage

Play











Fading au noir


LE MAGNETOPHONE
CBU contrat de bon usage

Pause

LE CHORYPHÉE
contrat de bon usage

Play

LE MAGNETOPHONE
CCA

LE CHORYPHÉE et le MAGNÉTOPHONE
classification commune des actes

LE MAGNETOPHONE
CT communauté de territoire
NOIR


4.
Deux Arthur dans la grande pièce à la machine à café, attablés devant un jeu d’échecs. On ne voit pas s’il y a quelqu’un derrière a glace sans tain.

ARTHUR 1
puissant, ça existe ?

ARTHUR 2
non

ARTHUR 1
alors je fais puant

NOIR


5.
Il fait noir. Une voix dans l’espace.

LA VOIX
ils m’y mettent de force
sur ordre ils disent
parce qu’ils ont décidé que je suis un danger public
c’est noté sur mon dossier il paraît
danger public
c’est peut-être vrai
on peut être dangereux pour les autres quand on ne réagit pas comme eux
quand on ne sait pas ce qu’on a
j’ai peut-être crié un peu fort
j’ai peut-être cassé des choses
en tout cas, ils m’y mettent de force
et si je viens pas, c’est eux qui viennent me prendre chez moi
quand mes parents seront plus là, je partirai à l’étranger pour disparaître
il y en a qui le font mais on les retrouve
on finit toujours par les retrouver


6.
Dans une allée austère jonchée de feuilles mortes. Un Arthur, face au public, bras ballant. Par terre à côté de lui, rangés de manière méthodique : à sa gauche, un rasoir et une bassine, à sa droite, un robot ménager muni de sa rallonge, un verre, trois sachets sur lesquels est dessinée une tête de souris barrée d’une croix noire, une bouteille d’eau, une cuiller et un mouchoir.
Arthur a dans les oreilles des écouteurs de baladeur. Il parle lentement, de manière appliquée et le regard fixe.

ARTHUR
y a quelques semaines j’ai essayé de me tailler les veines
mais le rasoir était trop vieux ça m’a rien fait

Il se baisse, prend un sachet qu’il déchire pour verser les granulés qu’il contient dans le bol du robot ménager, puis pose l’emballage vide à sa gauche. Il mixe, verse la poudre dans le verre, repose le robot à sa droite ajoute de l’eau et touille avec la cuiller qu’il repose avec la bouteille, à sa droite. Il se relève et boit cul-sec.

un temps

mon père a dit un peu de repos ça lui fera du bien
il voyait pas que j’avais uriné sous moi
mais ma sœur elle voyait que j’avais quelque chose, elle

un temps durant lequel Arthur reste les yeux dans le vague

je sais plus ce que je dis

un temps
(montrant ses oreilles) c’est les voix

UN CHORYPHÉE, off (accompagné du bruit de grelots de ses clés)
votre père ne voyait pas...

ARTHUR
... ah, oui !
 mon père il disait il dort les yeux ouverts
j’avais les yeux tout blancs
ma sœur elle a remarqué

ça me faisait des cloques brûlantes
c’est la mort-aux-rats
ça vous brûle
sur le bras les cloques quand vous les percez, c’est brûlant
du liquide brûlant

Il se baisse, prend l’autre sachet qu’il déchire pour en verser les granulés dans le bol du robot ménager. Il pose l’emballage vide à sa gauche. Il mixe. Verse la poudre dans le verre, ajoute de l’eau et touille avec la cuiller qu’il repose, avec la bouteille, à sa droite. Il se relève et boit cul-sec. Puis il repose le verre à sa droite et prend le mouchoir pour s’éponger le front avec.

la deuxième fois j’ai eu un arrêt cardiaque
ils ont réussi à me ranimer
quatre jours en réanimation

un temps

huit fois

à chaque fois, mon père il était là
comme par magie
il avait oublié ses clés
ou quelque chose
pourtant avant de me suicider, je regardais bien partout dans la maison
pour qu’il n’y ait personne
pour être bien seul

un temps assez long, durant lequel il s’éponge le front

je veux pas retourner chez moi, maintenant
c’est comme si c’était possédé, là-bas, l’endroit
alors je reste ici
vous êtes fragile, on m’a dit ici
c’est vrai que je suis fragile, c’est pas pour me jeter des fleurs
n’ayez pas peur on vous mettra pas dans la rue, on m’a dit
parce que je suis fragile
c’est vrai que je suis fragile

j’ai chaud

un temps assez long

je sais plus ce que je dis
moi la mémoire décidément aujourd’hui

un temps assez long

LE CHORYPHÉE, off (gling-gling des clés)
              ... vous êtes fragile...

ARTHUR
              ah, oui ! et en dehors de la ville, dehors
y a toujours plus de manifestations
la guerre là-bas là-bas
les gens qu’on lapide encore
tandis qu’ici, ici, au village

un temps assez long au cours duquel il s’éponge le front avant de plier soigneusement le mouchoir pour le poser à sa gauche

j’oublie ma mémoire à cause des voix
je les entends qui me disent
suicide-toi suicide-toi
tue-toi tue-toi tue-toi tue-toi tue-toi, elles me disent les voix
elle parlent tout le temps

il enlève ses écouteurs

avec ça je les entends plus
ça les couvre

il remet ses écouteurs

sinon, je les entends tout le temps
toute la journée

tue-toi tue-toi tue-toi tue-toi tue-toi

il reste longtemps en silence, immobile

NOIR


7.
Intérieur de la salle de la machine à café, porte fermée et rideau de fer baissé. Un choryphée « STAFF » s’active, balai dans une main, pelle à manche téléscopique dans l’autre. Le trousseau de clés qu’il porte à la ceinture produit sa petite musique de grelots. Quand il a terminé, il pose ses ustensiles et prend une bombe et un chiffon. Il commence à vaporiser les murs et à les essuyer. Derrière la glace sans tain, apparaît un autre choryphée, baillant, un mug à la main. Il presse un bouton. Instantanément, le rideau de fer commence à se lever. La porte s’ouvre et une foule d’Arthur entre, à la queue leu-leu, parlant fort, se faisant la bise, se donnant des nouvelles. Ils se mettent en file devant la machine à café tout en continuant à discuter. Pièce, gobelet, la file avance, un Arthur sort, pièce, gobelet, la file avance, un Arthur sort, pièce, gobelet, la file avance, un Arthur sort, pièce, gobelet... Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne. Pendant ce temps, le choryphée qui est dans la pièce recharge le dévidoir d’essuie-tout. Celui qui est derrière le miroir tripote son téléphone portable sans prêter aucune attention à ce qu’il se passe de l’autre côté du miroir.

NOIR


8.
Dans la salle de la machine à café, les choryphées étrangers sont assis en rang d’oignon face à une projection de diapositives ornée de graphiques abscons. Un choryphée local en chargé de com, costume cravate, est assis à la table, face à eux. Plus le temps passe, plus les choryphées étrangers s’avachissent sur leurs chaises, se curent le nez, tripotent leur téléphone portable, se chuchotent des trucs à l’oreille.

LE CHORYPHÉE LOCAL
... morale de droit public avec autonomie administrative et financière ; l’ancienne classification, c’était de i17 à i22 (I pour intersectoriel), aujourd’hui encore, le conseil de surveillance surveille, etc, tout ça est normal et fait partie de la nomenclature classique chez nous : 1 000 agents, 70 millions de chiffre d’affaire, on pourrait comparer nos organisations, d’ailleurs, comparer pour voir ce qu’il en est

diapositive suivante (changement de graphique)

... comment avance-t-on au village ? dès que l’agent remplit les conditions, boum, il y a une bonification, mais si vous voulez changer de corps, avancer dans le même corps ou glisser d’un corps à un autre, la voie la plus simple, c’est de passer un concours ; remplir les conditions ne veut pas dire que vous allez changer de corps, ça dépend du tableau d’avancement, de votre note, de votre classe – classe normale, hors-classe ; je rappelle que chez nous le pouvoir disciplinaire appartient au directeur, et que la cessation d’activité peut se faire par décès, en dernier recours, pour ménager la chèvre et le chou ; au niveau des temporalités, on s’adapte, mais il y a un délai de prévenance, tout ça est normal...

diapositive suivante (changement de graphique)

... on est sur du mille cinq cents lits-touristes, pour un bassin de population de 1,8 million d’habitants, c’est-à-dire huit lits physiques ; ce qui compte ici c’est d’avoir un cœur de métier, changer la pratique, penser l’extra-village au plus près de la population ; nous faisons tout de même 100 000 journées par an, dont 1 000 primo-arrivants avec service dédié, 700 mesures de contrainte avec risque juridique, sans parler des essais d’évasion, des tentatives d’incendie ni des organisations spécifiques comme les 2 millions de B dont la cotation vaut 27 centimes d’euros ou 18 centimes, pour 2 millions de B...

diapositive suivante (changement de graphique)

... donc ici on voit bien : produit, charges déficit, plan de retour à l’équilibre, mesures : l’essentiel des dépenses est fait sur le personnel et le remboursement du capital ; on voit bien ici qu’il faut penser séparément la catégorie des habitants à l’année et des touristes, la gestion des biens et la banque des villageois qui gère tout de même un million d’euros, au passage précision que les villageois ne sont pas habilités à disposer de leur patrimoine ad libitum, non non, nous gérons pour eux le flux pécuniaire...

diapositive suivante (changement d’image : apparaît le plan d’un bâtiment)

... ah oui, petite parenthèse au sujet du service informatique ; il est bien sûr habilité à suivre la gestion de la déclaration des incidents informatiques, avec traçabilité et suivi en temps réel – voilà les statistiques de l’assistance – ; le pôle-client léger, les deux gros cœurs de réseau avec l’interconnexion redondée sont à l’abri dans des salles protégées... attention, le coup de poing n’est à utiliser que sur une panne totale des deux autocom ; vous avez entendu parler du nuage ? (vagues hochements de tête dans l’assistance) c’est qu’on a des remous disposés dans toute l’architecture mais on ne sait pas toujours où ils sont, parce qu’on ne dispose que d’un client léger ; le gros espace de stockage centralisé, sécurisé, les gros serveurs frontaux redondés en convergence avec les services techniques, c’est ici qu’ils sont ; le GNPI permet de prioriser les interventions en priorisant les interventions...

diapositive suivante (changement d’image : nouveau graphique)

... alors retour au village, on part maintenant dans le système des visites à l’échelle nationale des coûts : on a renouvelé huit à dix pourcent des personnels chaque année, à la direction des ressources humaines, grâce aux dossiers de recrutement, à l’encadrement, à la formation et surtout à la gestion du personnel en portefeuille par une seule personne dédiée ; ils sont répartis normalement par nom patronymique ; indépendamment des horaires d’ouverture, l’attachée adjointe (la diapo du graphique est remplacée par la photo d’une jolie blonde, les choryphées étrangers montrent un regain d’intérêt) se met à votre disposition si vous souhaitez rester parmi nous à la fin du stage : un premier pas qui peut vous aider avec le statut de la fonction, la rémunération, les congés...

diapositive suivante (retour au graphique précédent, les choryphées s’avachissent à nouveau)

... par contre, je dois mentionner l’obligation au secret, et à l’obéissance hiérarchique, ce qui signifie qu’il est important de nous signaler tout changement dans votre situation, mais entendons-nous bien, ce n’est pas de la curiosité mal placée, c’est pour que vous ayez un accès au niveau des droits, vous avez bien sûr droit à des congés et à une rémunération en fonction d’un grade et d’un échelon ; vous entrez dans la fonction de manière définitive au bout d’un an...

c’est normal : on présente les gens de façon automatique : vous bénéficiez d’une décision unilatérale, tac, il n’y a pas de contrat ; les différentes positions statutaires, l’activité (souvenons-nous qu’on est dans des catégories) partent toujours de l’administration : quoi qu’il en soit, si vous restez, vous occupez un corps et à l’intérieur de ce corps un grade ; autres positions possibles au sein du corps : la cessation progressive, la mise à disposition, le détachement, la disponibilité de droit en vue de l’adoption d’un enfant dans les dom tom ou à l’étranger ; ce sont aussi des positions ; si vous faites partie d’un corps, le corps des administratifs par exemple et vous détenez un grade, un échelon, un indice, vous faites partie d’une classe normale positionnée dans les grilles ; plus on monte – 1er, 2e, 3e, vous montez – plus le traitement de base s’améliore, par la multiplication de votre indice, la valeur du point étant 4,67 euros multiplié par l’indiciaire brut ; pour bénéficier de telles conditions, il va de soi qu’il ne doit pas y avoir de lien privilégié entre le personnel et les habitants ; d’ailleurs notre équipe de supervision y veille avec l’appui du pôle informatique, tout ça est normal, c’est la procédure validée par votre cadre et votre gestionnaire ; voilà... ah ! ce dernier s’occupe aussi d’autres points importants : déprime spécifique, déprime de service, le mois déprime, déprime de fin d’année, tous dispositifs qui sanctionnent le présentéisme...

... on va s’arrêter là pour aujourd’hui, c’est l’heure du self
des questions ?

Les choryphées avachis se redressent, commencent à s’agiter, mais ne répondent pas.

tout est bien clair pour vous ?

Pas de réponse.
               bon
               bon appétit messieurs


NOIR